Phase 1, l’exploration : La fin de mes 22, le début d’un grand A

Vous vous souvenez de mon projet créatif en 10 phases? Ouais, je l’avais oublié moi aussi. Je vous pardonne. Aujourd’hui, j’ai véritablement exploré ma créativité. Ça m’a fait du bien. C’est pourquoi je partage le résultat avec vous.

Je vous avertis tout de suite. Ça vient des trippes. Pis mes trippes sont ben romantiques ces derniers temps. Elles sont romantiques et ont hâte à l’été. Mettez ces deux ingrédients ensemble avec un catalyseur et BOOM! On a un premier jet d’écriture, totalement spontané.

© Crédit photo: Sara Wheeler - Pinterest

© Crédit photo: Sara Wheeler – Pinterest

Le catalyseur pour cette première ébauche est la chanson Thin Air d’Aqualung. Romantique au boutte. Un souffle d’été dans notre printemps tardif. Je vous suggère même de l’écouter en lisant mon ébauche. Ça met 10 fois plus dans l’ambiance. C’est d’ailleurs une voie que j’espère explorer. Fournir une musique d’ambiance avec des textes de façon à rehausser l’expérience de lecture. Pour ma part, ça me met dans une espèce de transe, ça me plonge directement dans ma bulle imaginative. Voici le vidéo de la chanson et mon texte. Le titre est totalement spontané aussi.

La fin de mes 22, le début d’un grand A

Je m’affaire à la cuisine. Je tranche quelques légumes frais pour en faire des crudités. Il fait tellement beau à l’extérieur. C’est bientôt ma fête. Ma fête, c’est l’été. Ou plutôt, à l’été. Fin juin. Et aujourd’hui, le zéphyr effleure les feuilles chlorophylliennes des arbres qui s’imposent le long de ma rue. On croirait entendre la mer. Il transporte avec lui un air chaud et confortable qui fera frissonner ma peau agréablement, une fois à l’extérieur. Je range les crudités avec le reste des vivres dans le panier d’osier. Je dois le rejoindre dans 20 minutes.

J’enfile mes sandales et je sors dans les rayons du soleil. Ma peau déjà légèrement bronzée apprécie ce doux mélange de sensations. Le vent qui chatouille les poils et le soleil qui réconforte telle une couverture de lumière apaisante. Je marche d’un bon pas vers le parc Lafontaine. Une bourrasque entremêle mes cheveux en bataille. Je sors une paire de lunettes fumées.

J’arrive au parc. Il est là. Il tient une bouteille de rosé à la main et une couverture sous son bras. Ses cheveux châtains sont aussi soumis aux volontés du vent. Il inspecte son cellulaire. Je lui envoie alors un texto pour lui signaler ma présence au coin de la rue. Quelques secondes, puis il se retourne et m’aperçoit. Un sourire se dessine jusqu’aux oreilles sur son visage à peine barbu. Je lui répond d’un même sourire.

Nous nous installons à l’ombre d’un érable qui laisse tout de même parvenir quelques rayons à travers son feuillage souple et dansant. Nous entamons notre modeste festin au goût d’été, tout en faisant nos rebelles en buvant du vin dans un lieu public. Les rires et regards complices sont au rendez-vous. Puis, nous nous étendons, les pieds nus dépassant de la couverture pour se retrouver dans les brindilles qui chatouillent. Nous nous émerveillons en silence devant le spectacle lent des cumulus dans le ciel. Sa main vient se poser délicatement sur la mienne. Je retourne la mienne et lui serre la sienne avec tendresse. Je ferme les yeux quelques secondes pour savourer ces minutes qui ne semblent plus s’écouler, comme si le temps s’était arrêté. Comme un tableau impressionniste.

Soudainement, il se lève et me regarde droit dans les yeux. Son regard transmettant toute la profondeur du sentiment qu’il éprouve à mon égard. Mon visage s’illumine et je lui fais signe de revenir auprès de moi. Il dépose alors sa tête sur mon torse. Je passe alors ma main dans ses cheveux et fais valser mes doigts dans ses couettes fougueuses. Il ferme les yeux. Le temps s’arrête une seconde fois. Nous sommes alors seuls au monde. Inondés de bonheur et de soleil, de rosé et de brises estivales. Je resterais dans ce moment toute l’éternité. Lui aussi. Je me redresse tranquillement. Il garde les yeux clos. Je vais déposer doucement un baiser sur ses lèvres charnues. Doux comme le miel. C’est définitivement le dernier après-midi de mes 22 ans le plus simple et le plus parfait de ma vie.

Il tend la main dans la poche de son bermuda. Il en ressort un petit présent. Je refuse de le recevoir avant mon anniversaire. Il insiste. Après quelques secondes d’un échange de regard, j’abandonne et commence à déballer le cadeau. J’y découvre alors une petite boîte en suède. Je suis stupéfait. Il m’ordonne de l’ouvrir tout en me demandant de l’épouser. Je reste un instant coi. Puis, je m’élance et l’embrasse passionnément. Quelques témoins avoisinants applaudissent. Je l’enlace et l’étreins contre moi. « Je t’aime tellement. » « Je t’aime encore plus. »

Je vous avertis tout de suite, les commentaires désagréablement gratuits et aucunement constructifs seront éliminés. En espérant que vous avez apprécié lire et éprouver l’ambiance de ce texte. 🙂

Jonathan

Advertisements

2 avis sur « Phase 1, l’exploration : La fin de mes 22, le début d’un grand A »

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l’aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s